L'église
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L'ancienne Eglise :
La date de la construction n'est pas connue. Ce bâtiment fut certainement plusieurs fois remanié car, lors de réparations, on découvrit trois reprises de maçonnerie.
Les portes et les fenêtres rappelaient le 16ème siècle. D'ailleurs la petite cloche ne portait-elle pas la date de 1852? La grosse cloche était de 1817 et avait coûté 910 F.
Cette église, dédiée à Saint Pierre comme l'actuelle, était entourée d'un cimetière plein d'ormeaux énormes. Une croix en pierre, qui s'élevait derrière le chœur, fut brisée à la révolution, parce qu'elle était décorée d'emblèmes royaux (fleurs de lys).
Dans cette église, une statue attirait même les étrangers qui venaient voir "la bonne vierge à cheval" car la Sainte Vierge y était représentée montée avec l'Enfant Jésus sur un âne et Saint Joseph les conduisait en Egypte.
Le clocher fut reconstruit en 1722 pour 694 F. En 1758, la sacristie fut exhaussée au niveau de l'église. En 1834, l'église fut rénovée à un point tel qu'une bénédiction eut lieu le troisième dimanche de l’avent. Les représentations de cette année avaient coûté 7 000 F, sans compter les arbres donnés et les charrois effectués par les paroissiens.
Malgré ce rajeunissement, l'église restait vieille et les réparations succèdent aux réparations. On en fait en 1847, en juillet 1848 (maître-autel), en 1851 (plancher du chœur). En octobre 1865, un menuisier de Pluméliau édifie dans le fond de l'église une tribune pour les enfants; elle coûta 1000 F, les poutres et poutrelles étant fournies par les paroissiens.
En 1898, le cahier de paroisse nous décrit ainsi l'église paroissiale : " outre qu'elle menaçait de ruine, elle était notoirement insuffisante pour la population. La toiture était dans un état de délabrement complet".
Telle était la situation quand arriva comme recteur de Crédin Monsieur l'abbé Royer. Ce dernier comprit tout de suite que l'idée d'une église neuve était mûre.
La nouvelle église
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Pour la nouvelle église une souscription est aussitôt ouverte dans la paroisse; elle rapporte la somme d'environ 30.000 F.Les prêtres, religieux et religieuses originaires de Crédin souscrivent à leur tour pour 10.000 F.Le conseil de Fabrique décida, dans sa séance de Quasimodo 1900, la vente de la ferme du bourg, dite fondation de François Jégorel. Cette ferme fut vendue par adjudication le 8 avril 1902 pour le prix de 43.660 F.
L'architecte, Monsieur Le Guerranic, de Saint Brieuc, travaillait déjà sur ses plans. En prenant pour modèle (selon le désir du recteur) l'église de l'Abbaye de Timadeuc (style Roman 13° siècle).
Le 20 mai 1902, en mairie, eut lieu l'adjudication des travaux au profit de Monsieur Canivet, entrepreneur à Coray (Finistère).
Pour permettre à l'entrepreneur d'organiser son chantier dans l'ancien cimetière, les restes des défunts furent, après une messe solennelle, portée en procession au cimetière (béni le 3 mai 1902) le jeudi de chaque semaine des mois de mai, juin et juillet.
La chapelle Saint Yves était toute préparée pour servir d'église provisoire.Un abri fut construit pour les hommes dans le jardin du Nord. L'autel était ainsi placé entre les hommes et les femmes trop à l'étroit dans la chapelle même.
La maçonnerie commença le 15 octobre 1902. Depuis deux mois déjà, le chantier avait été approvisionné en pierres de taille de granit, en provenance des carrières de Pontivy et de Gourin. Dans l'espace d'une année, les maçonneries sont terminées. Le clocher, dont la construction n'avait pas été prévue au projet primitif par mesure de prudence, fut terminé six mois après.
La chapelle de St-Maudan
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Daté probablement de 1660, ce petit édifice de plan rectangulaire est reconstruit en 1669. Les enduits intérieurs chaulés laissent deviner d’anciens décors polychromes. Son mobilier est très beau, à l’image de cette Vierge à l’Enfant en bois polychrome du XVII siècle.
La statut de Saint Sébastien du XVI siècle est en bois polychrome, comme celle de Saint Maudan du XVII siècle. L’autel, orné d’une croix comportant la colombe du Saint-Esprit en son centre, et les stalles en bois du XVIII siècle.
Cette chapelle est située près de l’Ecu, au bas de la butte, sur le terrain de la maison noble de la Gaffe. Elle n’a pas de bas-côtés. Sur le devant il y a un petit clocheton et une cloche en potin fondue à Lanouée. On dit la messe aux rogations, à la saint Marc où l’on y va en procession, ainsi que dans le temps de sécheresse et de grande pluie, pour obtenir un temps favorable. On y chante les Vêpres tous les ans, le dimanche suivant la fête du Saint. Mais le recteur Prétesseille changea cette coutume ; parce que l’église étant bien trop petite, il y avait beaucoup de dissipation et plusieurs perdaient la messe. Il s’y tenait avant la Révolution une assemblée considérable ; mais un homicide y ayant été commis avant 1760, on l’a abolie. On ne pense pas néanmoins que Saint Maudan y ait demeuré.
Les calvaires et les croix
Le calvaire du Teil
Ce très vieux calvaire de l'an 1 508 est taillé dans un petit bloc de granit.
Il repose sur un socle où figure une inscription, rendue illisible par le temps.
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Le calvaire du couëdic
En 1945, près du bois du Couëdic
Le socle de granit en forme d'autel représente Jésus Agneau de Dieu et provient sans doute de l'ancienne église.
Une inscription y indique :
. mission 1945 Simper et Ubique Fidelis.
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La calvaire route du Mené
Ce calvaire se trouve après le village de Bel Horizon
(anciennement Ker Anna)
A noter que ce calvaire est très régulièrement nettoyé et il y également des fleurs.
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La croix Jégou
Cette croix est la croix Jégouic, dont on a fait Jégou. Elle est située aux confins de la commune sur l'ancienne route de Rohan à Pontivy, près de l'avenue de Talhouet.
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La croix de Fauny
Elle est du XVIII siècles.
Erigée avant la révolution par un prêtre demeurant à Fauny,
cette croix en granit porte un calice à son pied, rappelant aux fidèles l'Eucharistie.
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